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Mises à jour des programmes de sélection permanente au Québec

Le 29 octobre 2020, le Ministère de l’immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a présenté son Plan d’immigration pour 2021, dont le texte intégral se trouve ici. Outre le fait que situation sanitaire actuelle a mis le MIFI dans l’impossibilité d’atteindre ses cibles en matière de sélection permanente, le document présente les estimations pour 2021, dont les chiffres ont été vues à la hausse, en partie pour pallier au déficit enregistré cette année. En effet, le ministère estime qu’il sélectionnera à titre permanent entre 26500 et 31200 personnes, dont un maximum de 22400 seront des travailleurs qualifiés. Les candidats ainsi sélectionnés devront s’ajouter à ceux dont les demandes de résidence permanente est en cours de traitement. Dans un scénario idéal, Québec attends entre 44500 à 47500 nouveaux résidents permanents, dont les travailleurs qualifiés seront de la majorité : maximum 29300.

Longuement anticipés, les 3 programmes pilotes d’immigration permanente permettront aux candidats exerçant dans certaines professions d’être sélectionnés et avoir par la suite, accès à la résidence permanente. Y seront visés :

  • Les préposés aux bénéficiaires
  • Les travailleurs des secteurs de l’intelligence artificielle, des technologies de l’information et des effets visuels
  • Les travailleurs de la transformation alimentaire

Les programmes prendront fin le 1er janvier 2026 et chaque année un maximum de 550 candidats seront sélectionnés dans chacun d’entre eux. Voici ce que vous devriez retenir :

  • Les programmes sont limités juste aux métiers dont les codes de la Classification nationale des professions y figurent. Vous devez vous assurer avoir exercé les tâches des NOC respectifs. La liste des professions se trouve dans le texte du Règlement. La seule exception est prévue pour les emplois visés pas le Volet Intelligence artificielle. Ceux-là doivent faire l’objet d’une reconnaissance du Comité sectoriel en technologies de l’information et de communication et atteindre un certain seuil salarial, à moins qu’un diplôme de 2ème cycle en lien avec la profession soit obtenu au Québec.
  • La durée de l’expérience professionnelle acquise au Québec dans une des professions visées varie entre 12 mois (si un diplôme est obtenu au Québec pour les deux premiers programmes) et 24 mois.
  • Chaque candidat devra posséder un diplôme lié à la profession, selon les résultats d’une évaluation comparative du MIFI (si le diplôme est obtenu à l’étranger).
  • Les candidats doivent démontrer la connaissance du Français de niveau 7 selon l’Echelle québécoise des niveaux de compétence en français, à moins d’avoir obtenu son diplôme au Québec (pour les deux premiers programmes). Le 2ème programme aura un volet Non-francophone dont les conditions sont à préciser.

Avec la possibilité offerte aux candidats exerçant une profession de niveau C et D (préposés aux bénéficiaires et travailleurs de la transformation alimentaire), les programmes pourraient permettre à certains travailleurs d’accéder à la résidence permanente. Depuis juillet 2020 juste les candidats exerçant une profession de niveau 0, A ou B selon la CNP ont accès au Programme de l’expérience québécoise (PEQ). En ce qui est du Programme régulier de sélection des travailleurs permanents via le portail ARRIMA, les exigences de participation peuvent être un handicap pour certaines professions (comme celles de niveau D selon la CNP).

Pourtant, nous observons plusieurs points qui peuvent être un obstacle dans l’atteinte des objectifs, comme la rétention des talents dans les domaines visés par la pénurie de la main d’œuvre :

  • La période d’emploi pouvant aller jusqu’à 24 mois. Demander d’exercer un emploi au Québec pendant 24 mois peut décourager certains travailleurs qui regarderont plutôt vers le Programme de sélection régulier (s’ils obtiennent assez de points selon la grille de sélection) ou vers le PEQ. N’oublions pas aussi, que les programmes pilotes des certains provinces (comme le Programme pilote d’immigration pour le Canada atlantique et le Programme pilote sur l’agroalimentaire) exigent une expérience de travail de 12 mois. Les programmes pilotes du Québec paraîtront moins attrayants pour certains professionnels qui pourraient chercher un employeur et une offre d’emploi leur permettant un accès plus rapide à la résidence permanente et cela, sans avoir à passer par l’Entrée express ou d’atteindre 24 mois pour présenter une demande.
  • Le niveau 7 de connaissance du français selon l’Echelle québécoise peut pénaliser certains candidats. En effet, il a été souvent démontré que les compétences linguistiques doivent être alignées avec le niveau de la CNP. Les programmes pilotes fédéraux mentionnés plus haut distinguent entre les exigences pour la connaissance d’une des langues officielles en fonction de la CNP.
  • Nous comprenons qu’actuellement qu’un nombre important des demandes de résidence permanente est toujours en traitement. Mais on constate également que pour 2020 le seuil de sélection ne sera pas atteint pour des raisons évidentes. S’y ajoute les difficultés de recrutement international à cause des restrictions de voyage et des délais de traitement plus longs. Y résulte la nécessité de favoriser l’accès à la résidence permanente des TET. Pourtant, les trois programmes contiennent des exigences élevées quant à la période de travail au Québec et le niveau de connaissance de la langue française. Seront-ils les meilleurs mécanismes pour accéder à la résidence permanente des travailleurs jugés depuis mars 2020, comme étant essentiels ?

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