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L’embauche des travailleurs étrangers temporaires (TET) en temps de la Covid 19

Comme nous le savons tous déjà depuis mars dernier, les frontières canadiennes restent fermées pour tout voyage jugé comme non-essentiel. Considérée comme temporaire, cette mesure fait l’objet d’une révision périodique. Dernièrement, les autorités ont confirmé que les frontières resteraient fermées jusqu’au 30 septembre 2020. Et bien évidemment, la mesure pourrait être étendue après cette date. Encore…

Mais concrètement, quels sont les critères pour distinguer les voyages essentiels de ceux non-essentiels ? Comment les restrictions au voyage affectent-elles la recherche des meilleurs talents dans un contexte à la fois, difficile économiquement et de pénurie de main d’œuvre ? Qui plus est, de nouvelles mesures fédérales et provinciales donnent la priorité de traitement aux demandes pour des professions jugées essentielles. Comment s’y retrouver dans ces différentes politiques sujettes au changement à tout moment et même apparemment contradictoires ?

 

Premièrement, tout recruteur potentiel doit se familiariser avec la section sur le site de Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) dédiée à l’impact de la Covid 19 sur le traitement des différentes demandes : https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/services/coronaviruscovid19.html

Sur cette page vous trouverez plus de détails sur :

  • Les restrictions quant aux voyages non-essentiels
  • Le traitement des demandes de travail à l’étranger et au Canada
  • L’entrée au Canada des TET : notamment les exigences documentaires liées à l’emploi offert et l’obligation de présenter un plan de quarantaine
  • L’embauche des candidats se trouvant au Canada dans l’une des situations suivantes : ils détiennent un permis de travail valide mais ils veulent changer d’employeur, leur permis de travail est arrivé à l’échéance ou ils ont une fiche visiteur

 

Deuxièmement, l’employeur qui désire embaucher un TET dans la province du Québec consultera la page de Emploi et Développement social Canada (EDSC) dédiée à une demande d’étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) pour une des professions essentielles dont la liste se trouve ici : https://www.canada.ca/fr/emploi-developpement-social/services/travailleurs-etrangers/quebec.html.

Le traitement de ces demandes sera jugé prioritaire et les délais seront considérablement réduits. Vous noterez que cette liste ne remplace pas la liste des professions pouvant faire l’objet d’un traitement simplifié, puisque certaines professions essentielles devront quand même faire l’objet d’efforts de recrutement de la part des employeurs potentiels.

 

Troisièmement, dans certains cas, les employeurs pourraient se prévaloir du changement des conditions d’une EIMT incluant la prolongation de la validité de ce document de 6 à 9 mois et le changement du nom d’un TET sur une EIMT positive.

 

Dernièrement, tout employé qui demande un nouveau permis de travail pourra obtenir la permission auprès de l’IRCC pour commencer le nouvel emploi en attendant la fin du traitement de sa demande. Les délais pour obtenir cette permission sont d’environ 10 jours ouvrables et le TET doit attendre la communication de l’IRCC afin de débuter son nouvel emploi.

 

Conclusions :

  • Les entreprises canadiennes peuvent continuer de recruter des TET pour combler les besoins de main d’œuvre en respectant les conditions mentionnées ci-dessus.
  • L’embauche des TET est-elle devenue plus difficile ? Oui et non. Oui, parce que le contexte économique est devenu plus volatile qu’avant et que celui-ci a une incidence directe sur les politiques en matière d’immigration. Il exige un effort supplémentaire pour définir et projeter ses besoins de main d’œuvre et aussi pour suivre tous ces changements législatifs. Non, parce que pour certains domaines d’activités et catégories de demandeurs de permis de travail, il y a de nouvelles mesures pour favoriser l’embauche. Qui aurait pensé avant le 26 mars, qu’un TET qui demande un nouveau permis de travail puisse commencer son emploi avant qu’une décision soit rendue ? Rappelons-nous des délais et de la frustration à la fois des employeurs et employés. Ou, qui aurait cru que certaines professions, surtout de niveau C ou D de la Classification nationale des professions (CNP) et dans certains secteurs, comme l’agroalimentaire, se trouveraient en pole position quant à la priorité de traitement des demandes.
  • N’oublions pas qu’au fur et à mesure que des politiques sur la reprise économique et le déconfinement seront appliquées, les entreprises se retrouveront devant les mêmes réalités d’avant la Covid 19 en ce qui concerne la pénurie, parfois chronique, de main d’œuvre. Déjà, il existe des études démontrant que les employés canadiens ou résidents permanents dont les emplois ont été supprimés ces derniers mois, ne sont pas nécessairement prêts à se requalifier pour les postes les plus en pénurie même en temps de Covid 19. Donc, se retourner vers la recherche de talents à l’étranger reste l’unique solution pour certains employeurs voire industries canadiennes.

 

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