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Lors de la récente campagne électorale, les promesses du Parti Québécois (PQ) mené par Paul St-Pierre Plamondon en matière d’immigration étaient principalement axées sur une réduction substantielle des seuils afin de « reprendre le contrôle » du système.
Voici les engagements précis mis de l’avant par le parti :
Le chef du parti avait annoncé que le dépôt d’une nouvelle planification de l’immigration, incluant la baisse de ces seuils et une meilleure prise en compte de la réalité des régions, ferait partie des priorités de ses 100 premiers jours au pouvoir.
Dans le contexte de l’Assemblée nationale issue des élections d’octobre 2026, le Parti Québécois (PQ) a formé un gouvernement minoritaire avec 59 sièges.
Pour adopter des lois ou faire approuver ses orientations, le premier ministre désigné Paul St-Pierre Plamondon devra composer avec une minorité où il lui manque 5 députés pour atteindre le seuil de la majorité (64 sièges).
Bien que pour tenir ses promesses ambitieuses en matière d’immigration, le gouvernement péquiste dispose de leviers administratifs directs, il devra également négocier « à la pièce » avec les différentes oppositions.
Certaines des promesses phares sur l’immigration ne nécessitent pas l’adoption d’un projet de loi à l’Assemblée nationale et peuvent être mises en œuvre par décret ministériel ou réglementation :
Pour les réformes qui nécessiteront des crédits budgétaires ou des modifications législatives (comme les changements touchant le droit du travail ou l’application de la Loi 101 aux immigrants temporaires), le PQ devra obtenir l’appui d’au moins une autre formation politique :
Peu importe sa situation minoritaire ou majoritaire à Québec, le plus grand défi du PQ reste le partage des compétences avec le gouvernement fédéral canadien.
Le Québec gère l’immigration permanente économique, mais Ottawa a le contrôle exclusif sur l’octroi des visas de visiteurs, des permis d’études et des permis de travail temporaires. Pour réduire de moitié l’immigration temporaire comme promis, le gouvernement minoritaire du PQ devra mener des négociations serrées avec le gouvernement fédéral afin d’obtenir le respect des plafonds qu’il souhaite imposer.